
Jonathan Haidt (1963), psychologue social new-yorkais, a publié ce livre en 2006, et la présente édition (2026), préfacée par José Luis Izquierdo, connu sous le nom de « Mago More » sur les réseaux sociaux, présente les deux comme des vulgarisateurs reconnus de la psychologie positive.
Dans cet essai, l’auteur, s’appuyant sur de nombreuses références bibliographiques de philosophes grecs tels que Platon et Aristote ; d’écrivains variés tels que Marc Aurèle, Montaigne ou Machiavel ; de Freud, Franklin, B. ; de maîtres des anciennes religions tels que Bouddha, Mahomet, Confucius, Jésus-Christ, etc., etc., ainsi que de nombreux psychologues contemporains — tous traités sur le même plan — soutient que la sagesse ancienne et la psychologie moderne ne s’opposent pas mais se complètent. Il propose également au lecteur, selon lui, une conception plus complète du bonheur ainsi que quelques outils pour l’orienter vers son atteinte. L’auteur conclut avec ce qu’il entend par le sens de la vie et propose une redéfinition du bonheur qui n’est pas facilement compréhensible.
Haidt explique d’abord ce qu’il entend par esprit humain et son fonctionnement : « il est divisé en parties qui entrent parfois en conflit » ; « ... il est divisé en quatre parties, la quatrième étant la plus importante » (esprit contre corps ; gauche contre droite ; nouveau contre ancien ; contrôlé contre automatique). Pour expliquer sa théorie, il utilise la métaphore du cavalier et de l’éléphant : « ... car c’est celle qui correspond le mieux à la quatrième », le cavalier représentant la raison et l’éléphant les émotions.
Le contenu de l’essai est intéressant (le bonheur) mais délicat et complexe, car l’auteur cherche à élever le lecteur à travers les thèmes qu’il aborde (esprit, morale, passions, raison, émotions, etc.), mais, comme il le précise lui-même, il est athée, et ses réflexions reposent sur la biologie, la théorie de l’évolution, la psychologie positive et la culture. En ce sens, cela peut paraître paradoxal et déroutant pour un lecteur non familier des auteurs qu’il cite, ainsi que dense si l’on n’est pas habitué à ces domaines.
Livre bien intentionné, faisant allusion à la spiritualité humaine mais sans l’assumer pleinement. Par ailleurs, en fondant son essai principalement sur une idéologie évolutionniste, la psychologie positive et la culture, et avec un mélange aussi large d’auteurs, il peut devenir quelque peu lourd et également confus dans certaines réflexions, en interprétant des concepts tels que la morale de manière subjective.