
Aucun journaliste n'a su restituer, comme Peter Seewald, l'humanité du cardinal Josef Ratzinger, homme de tempérament réservé, plein de finesse et de délicatesse, prêtre et professeur de son premier état, le 265e pape de l'Eglise catholique. Le talent de Peter Seewald a su s'effacer pour ne pas contraindre celui qui était le préfet de la congrégation pour la Doctrine de la foi de Jean-Paul II, et lui permettre de s'exprimer le plus simplement et librement possible. Il aborde en effet sans réserve les thèmes difficiles du divorce, de la contraception, de l'avortement, de l'ordination des femmes, du célibat des prêtres... et fait le bilan de l'Eglise en ce début de IIIe millénaire. Les thèses de cet homme qui était, par fonction, le garant de l'orthodoxie, assurément non conventionnelles, apparaissent comme celles d'un homme libre. Qui parle en spirituel autant qu'en homme de foi.