
Il raconte la rencontre inattendue entre deux hommes très différents qui partagent pourtant des sentiments d’isolement et des blessures émotionnelles. L’un est Hiro, un jeune hikikomori japonais qui a vécu reclus dans sa chambre pendant des années, éloigné du monde par la peur, la honte ou la souffrance. L’autre est un salarié d’âge mûr au mode de vie très structuré, un homme plus âgé que Hiro qui porte lui aussi des fardeaux intérieurs qu’il n’a jamais réussi à partager, comme son récent licenciement, son insatisfaction et son incapacité à reconnaître certaines vérités devant sa famille.
Le point de départ est simple : Hiro surmonte assez sa peur pour sortir un jour et s’asseoir sur un banc dans un parc, où il rencontre l’autre homme. Ils commencent à s’y retrouver régulièrement ; d’abord sans beaucoup de mots, puis en partageant des fragments de vie, des souvenirs, de la culpabilité, des silences et des espoirs. C’est un récit bref et sensible, avec des chapitres courts ou fragmentés, presque des monologues intérieurs des personnages qui révèlent peu à peu ce qui les rend humains : les peurs, la solitude et le désir d’être compris.
L’auteure, qui est autrichienne, a une voix délicate et poétique. Elle émeut sans accabler. Le livre mise sur la compassion, l’amitié, la reconnaissance de l’autre et la valeur guérisseuse des mots et du silence.