
Il s'agit d'un livre d'entretiens où, après la première partie, autobiographique, le lecteur trouvera trois autres sections, consacrées à la vie catholique, intérieurement déchirée et harcelée par des ennemis extérieurs, à l’influence des facteurs anti-chrétiens dans les événements et les structures ecclésiales depuis les années 1960, pour terminer sur des réformes à adopter dans les pontificats futurs, dans le but de sortir de l’obscurcissement de la foi et de la morale.
L'auteur est un fervent défenseur de la solennité du culte eucharistique, ainsi que de la morale et de la vérité exclusive du christianisme. Il se montre très critique vis-à-vis des initiatives de dialogue interreligieux, en raison du danger de relativisme, ainsi que de l’influence du sécularisme et de la corruption du clergé, tout en exprimant sa miséricorde pour les criminels.
Globalement le livre, qui excelle dans les manifestations de foi et de piété, ne contient pas d'erreurs doctrinales ; par exemple, la « déclaration sur les vérités de la foi » (annexe finale) rassemble sans hésitation des textes magistériels sur le dogme, la morale et les sacrements. Ce qui pose problème est l'attitude critique, vis-à-vis des déviances graves et des textes ambigus, qui devient parfois autosuffisante.
L'auteur déclare respecter le ministère suprême du pape. Mais il semble gravement imprudent, malgré son intention apologétique, en livrant au public des critiques, explicites et graves, contre le pape François et ses prédécesseurs. Il aurait pu manifester son désaccord de façon plus collégiale et nuancée. Sans rompre la communion avec l’évêque de Rome, il se place comme son juge impitoyable, dans un manquement grave au respect qui lui est dû par sa charge.
Auteur : Antoine Fernández, France, 2021