
Nous retournons à la Cité des Tours Blanches, le cœur de l’Union, Adua, qui, selon la légende, aurait été fondée par le tout premier des Mages, Bayaz.
Le roi étant désormais solidement installé sur son trône, nous revenons au centre du Cercle du Monde pour nous plonger cette fois dans la politique qui commence à marquer les personnages cherchant à s’adapter à la révolution industrielle qui s’annonce, et Bayaz sait bien qu’il ne doit pas rester en arrière.
Avec des personnages déjà connus et désormais vieillis depuis la première trilogie de l’auteur, La Première Loi, nous rencontrons les conséquences de leurs décisions ainsi que le fruit de leurs amours.
Le thème sexuel devient récurrent, semblant être une carte essentielle dans le jeu politique de la haute noblesse d’Adua. La guerre contre les Nordiques apporte la dimension violente du livre, tandis que la cohabitation avec des gens véritablement détestables dans la ville nous montre le côté vulgaire et obscène.
Pour un livre de Joe Abercrombie, classé dans la dark fantasy comme l’ensemble de ses œuvres, il s’agit, après la première trilogie, de l’une de ses créations les moins intenses. Néanmoins, on peut y trouver une certaine constance qui, pour un lecteur attentif, peut devenir quelque peu monotone.