
Christophe Dickès signe avec Saint Pierre une étude historico-critique de grande qualité, alliant rigueur scientifique et ouverture à la foi, conformément à l'approche prônée par J. Ratzinger pour ce type de travaux (cf. Avant-propos à Jésus de Nazareth, tome I).
L’un des points forts du livre réside dans l’importance accordée à l’iconographie de saint Pierre dans l’histoire de l’art des premiers chrétiens. L’auteur montre comment la figure de l’apôtre a été représentée et interprétée au fil des siècles.
Le chapitre consacré aux fouilles vaticanes est d’une grande clarté et constitue un apport précieux à la compréhension d’une histoire assez complexe et mouvementé. Dickès y expose avec précision les découvertes archéologiques sous la basilique Saint-Pierre et leurs implications pour l’identification du tombeau de l’apôtre. Son approche est remarquablement didactique.
Autre aspect particulièrement appréciable : l’explication, à partir des Pères de l’Église, de la transmission du primat de saint Pierre aux papes. L'auteur s’appuie sur les Pères de l'Eglise pour montrer comment cette continuité a été comprise et affirmée dès les premiers siècles du christianisme.
Les premiers chapitres du livre offrent une immersion vivante dans la vie en Palestine et à Bethsaïde, la ville de Pierre. L'auteur explique les différentes techniques de pêche sur le lac de Galilée, une introduction sympathique et incarnée, permettant de mieux saisir l’environnement dans lequel l’apôtre a évolué avant de suivre le Christ.
Au final, Saint Pierre est un ouvrage historico-critique réussi avec une ouverture doctrinale et théologique très solide.