Enquête sur le début du christianisme

Le livre est intéressant dans la mesure où il fournit toute une série de détails tirés de travaux historiques et archéologiques qui permettent de mieux situer Jésus dans le contexte social et culturel de son époque, ce qui enrichit la méditation de la vie quotidienne du Christ.
L’auteur présente parfois les faits de l’extérieur, sans prendre partie, présentant diverses opinions possibles, dont certaines clairement hérétiques. On a parfois l’impression qu’il n’est pas convaincu de la divinité de Jésus. Son imagination l’entraîne parfois au-delà du probable.
Peut-être la traduction n’est-elle pas fidèle, ce qui pourrait expliquer des phrases mal dites, ou des inexactitudes pouvant provenir de l’utilisation par l’auteur d’une Bible non sûre (c’est-à-dire revêtue d’un imprimatur fiable), comme on le verra dans quelques exemples relevés ci-dessous.
Il est dommage que ces réserves limitent le public à des personnes dotées d’une solide formation doctrinale catholique.
- Page 70 : « Hérode (…) a fait décapiter (…) Jean le Baptiste pour avoir semé le trouble parmi la population. »
- Page 108 : « La confrontation avec les autorités du Temple (…) a probablement amené Jésus à prendre conscience qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre. »
- Page 117 : « Jésus sait ce qui l’attend. (…) Mais le Nouveau Testament souligne clairement que, jusqu’à l’ultime moment de sa vie, Jésus espère qu’il pourra de quelque manière échapper à ce destin. »
- Page 120 : À Gethsémani « Jésus a sans doute été tenté de s’enfuir. (…) Mais d’après les Évangiles, il a longuement hésité avant de choisir finalement de ne pas s’enfuir. »
- Page 242 : « Jacques, le frère ou le demi-frère de Jésus. »
- Page 283 : « JeanMarc (…) s’en retourne à Jérusalem — un acte de trahison mineur que Paul n’oubliera ni ne pardonnera. »
- Page 297 : « Jacques (…) le frère, le beau-frère ou cousin de Jésus. (…). De nombreuses confessions chrétiennes croient que Marie, la Mère de Jésus, est demeurée vierge tout au long de sa vie. Les “frères” et “sœurs” sont soit des cousins, soit des demi-frères et demi-sœurs issus d’un mariage antérieur de Joseph, ou encore, pour d’autres confessions, nés de Joseph et Marie, après la naissance de Jésus. »
- Page 318 : « Philippe le Tétrarque (…) épouse sa nièce Salomé. »
