
Rioux raconte les trois derniers jours de Charles Péguy à Paris et les cinq semaines qu'il passe sur le front en Lorraine, où une balle le tue sur le coup. Le récit est écrit dans un style quelque peu solennel.
Les deux derniers chapitres (5 et 6) sont particulièrement intéressants, car, bien qu'il ne le mentionne pas explicitement, ils montrent comment se crée le mythe du poète mort au champ de bataille, un phénomène caractéristique de la Première Guerre mondiale.
En tant qu'historien, Rioux démontre une bonne maîtrise de la bibliographie sur Péguy et ne cache pas son admiration. Malgré quelques citations bien choisies et des réflexions comme celle du père de Péguy ("le danger est plus grand quand on n'a plus peur"), le sentiment général est que le patriotisme de Péguy appartient à une époque bien distante du XXIe siècle.
G.M.D. (2014)