
Le vicomte de Terralba, inexpérimenté dans l'art de la guerre, prend part au combat contre les Turcs. Au cours d'une bataille, il est touché par un boulet de canon qui le divise en deux hommes distincts, l'un bon (Buono) et l'autre mauvais (Gramo). Ainsi, le territoire qu’il gouverne se retrouve avec deux seigneurs : Gramo vit au château et règne en tyran, tandis que Buono vit dans la forêt, faisant preuve de charité envers les pauvres. Un curieux face-à-face entre ces deux moitiés du même homme provoque une série de péripéties rocambolesques. Avec un humour inépuisable, Italo Calvino explore la condition de l'homme contemporain et l'état d'incomplétude qui le caractérise. Il souligne ainsi qu'il n'existe personne qui soit totalement bon ou totalement mauvais.