
L'auteur est un Allemand, Jörg Bong, qui vit entre son pays d'origine et la Bretagne. Il s'agit du deuxième livre d'une série mettant en scène le commissaire Dupin. Il y a trois morts en pleine mer. Le contexte est complexe et mêlé à la disparition d'une quatrième personne.
Ce qui captive le plus le lecteur, c'est la langue de Bannalec, imagée, attentive aux individus et à leur façon d'être, à la luminosité de la Bretagne et à l'atmosphère particulière de l'archipel des Glénan. En quelques traits, il esquisse les attitudes de Dupin : "Dupin n'était pas du tout un homme de patience" (...). C'est un commissaire différent des enquêteurs systématiques de la littérature policière, avec une vie sentimentale médiocre et une relation compliquée avec sa propre mère, qui sont présentées avec humour et finesse. Son attitude consistant à éviter la confrontation en "oubliant" simplement les appels entrants est décrite de manière aussi plausible que les particularités des marins et des plongeurs des îles Glenan. En plus d'une affaire criminelle intéressante, l'auteur nous propose une lecture divertissante et intelligente qui éveille la passion du lecteur pour la Bretagne et la fait connaître à ceux qui n'y sont jamais allés.
L'auteur distingue les comportements moraux et immoraux et précise le niveau éthique des personnages. Le lecteur doit être conscient que cette œuvre de fiction reflète une partie de la réalité et manque, par exemple, de vues transcendantales.