
Le livre contient les lettres et les écrits spirituels de Simone Weil, publiés pour la première fois à Paris en 1950 par le dominicain J.M. Perrin, confident de l'auteur. Ce livre, plus que les pensées de Weil, montre son âme, sa disponibilité à la vérité et à Dieu. Il représente donc un document irremplaçable de son autobiographie spirituelle.
Ces écrits sont un témoignage intéressant d'une personne en quête de surnaturel. Cependant, tout en reflétant son intuition et son désir mystique, l'auteur a tendance à « mathématiser » la recherche de la Vérité ; elle la caractérise de manière subjective et non critique.
On remarque parfois des résidus d'anticléricalisme, qui constituent un obstacle à la compréhension par Weil de certaines questions ecclésiastiques d'ordre sacramentel, hiérarchique et historique.