
Xénophon fut un historien, philosophe et disciple de Socrate qui vécut approximativement de 430 av. J.-C. à 355 av. J.-C. et composa cette Apologie peu après le procès de Socrate.
C’est un texte bref dans lequel il présente la défense de son maître face aux accusations portées contre lui à Athènes.
Les accusations concernaient principalement la corruption de la jeunesse — c’est-à-dire l’influence négative sur les jeunes Athéniens — et le fait de ne pas croire aux dieux de la cité ou d’introduire de nouvelles divinités, ce qui le rendait suspect d’impiété.
Xénophon n’était pas présent à Athènes lors du procès ; sa version repose sur les récits d’Hermogène, qui accompagna effectivement Socrate de près à cette époque, avec d’autres disciples.
Le texte présente la manière dont Socrate argumentait face à ses accusateurs, sa position éthique devant la mort et sa conviction qu’agir avec honnêteté et conformément aux principes est plus important que de préserver la vie ou d’éviter une condamnation injuste.
L’approche de Xénophon tend à être plus pratique, plus anecdotique et moins spéculative que celle de Platon. Dans l’Apologie, Xénophon rassemble des témoignages et des traditions pour offrir une vision favorable de Socrate, défendant son intégrité morale et sa cohérence comme citoyen et philosophe.
Il transmet les valeurs vécues par Socrate : l’intégrité, le courage moral, l’honnêteté intellectuelle, la défense de la vérité et de la justice au-delà des risques personnels et, enfin, l’importance de la vertu face à la peur de la mort ou de l’oppression.