La maison dans la dune

Sylvain, un contrebandier dunkerquois, va en Belgique acheter du tabac et le revend en France. Marié à une ancienne courtisane, il découvre, par hasard, l’amour pur auquel il rêvait à 15 ans, auprès de la nièce orpheline d’un couple âgé d’aubergistes ; son amour pour son épouse s’estompe progressivement, au moment où celle-ci sent monter en elle l’intérêt pour le charme d’un douanier.
Sylvain décide d’arrêter le métier de fraudeur, trop risqué, et devient débardeur, passant son samedi en Belgique dans cette auberge où il a découvert cette jeune fille simple et claire. Il devient vite l’homme à tout faire de la maison. Il se prend à rêver de refaire sa vie.
Ses rentrées lui suffisent, mais pas à sa femme, habituée au train de vie élevé du contrebandier qu’il était. Il retombe dans la fraude et perd la vie dans une embuscade, sur dénonciation de sa femme, devenue entre-temps la maîtresse du douanier.
La belle amitié de deux contrebandiers et d’un contrebandier avec un policier, la nostalgie d’une vie droite et claire à laquelle l’ex-contrebandier aspire au plus profond de lui-même, le style de l’écrivain, dont la plume alerte décrit scènes, paysages, caractères et sentiments avec une grande précision, mais c’est une plume qui écrit en noir et blanc : aucune espérance ni préoccupation spirituelle n’émergent de ce récit.
Par ailleurs, le monde de la fraude, du vice et du proxénétisme, même sans détails, n’incite pas à recommander ce livre.
